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IS

Oh, IS !

sillage-v-carree

(un sillage) (sur la mer)

En 2016, le festival Présence(s) Photographie, organisé (brillamment) chaque année à Montélimar, dans la Drôme, en novembre, m’a commandé une musique à partir d’une exposition de photos d’Alain Gualina. Musique « restituée » pendant le festival, sous forme d’une performance, sons et photos qui défilaient sur un grand écran au théâtre Le Calepin de Montélimar.

Alain Gualina avait baptisée son expo « Ulysse, les naufragés et la géographie du doute ».

J’ai imaginé un voyage, depuis les fonds marins jusqu’à une ville, étrangère, puis retour sur l’eau, sur une embarcation précaire. Aucune ressemblance avec quelque situation que ce soit, bien sûr.

Dans son texte d’introduction, Alain Gualina mentionnait ce poème d’Antonio Machado :

caminante, no hay camino, se hace camino al andar.
caminante, no hay camino,sino estelas en la mar.

que je traduirais bien par :

toi qui chemines, il n’y a pas de chemin, le chemin se fait en marchant.
toi qui chemines, il n’y a pas de chemin, juste un sillage sur la mer.

Donc, IS, nouvel album, conceptuel et « ambient ». En vente dans cette case, là, ci-dessous. Mais en écoute libre également 🙂

 

 

(Ce qui suit, c’était pour attendre la sortie de l’enregistrement sous une forme plus matérielle – mais également immatérielle, c’est comme ça qu’on dit quand TOUT ÇA prend la forme de suites de 0 et de 1 qui – magie du monde moderne que vous peut-être mais en tout cas pas (Capa !!) moi serions, allez donc d’accord SERAIS bien en peine de reconstruire sur une île déserte – se transforment (les suites des zéros zet des zuns) en sons que, quand même, au final, n’étant pas des grands lecteurs de 0 et d’1, on écoute sur de bonnes enceintes ou avec un casque, n’est-ce pas – DONC, c’était en attendant, voir ligne 1, et dans un souci de teaser (le verbe) (titiller, quoi) le chaland, le passeur par là, j’avais il y a déjà de loooongs jours réalisé des extraits sonores, une minute environ pour chacun, mis en images (par ma pomme) (et sur la base de mes photos) (voir ci-dessous les « précautions ») parce que de la musique sans image c’est devenu INTERDIT (les majuscules me font penser à Donald T) (!!!),  oui, d’ailleurs, en parlant d’images, j’aurais pu

(attention, précaution)

disons plutôt que je n’ai pas utilisé les photos profondes et touchantes (au sens qu’elles touchent et ont leur propre musique intérieure) d’Alain Gualina à partir desquelles j’ai composé ces sons, ces notes, ces ambiances, parce que la performance s’entend (= se comprend et s’écoute) d’une traite, un ensemble créé et joué une seule fois au théâtre Le Calepin de Montélimar le 24 novembre 2016, dans le noir, avec les photos qui défilent et la musique jouée en direct, et qu’après ce n’est plus la performance, c’est fini, ce n’est plus la même chose, d’ailleurs il n’y avait pas six parties, il n’y en avait qu’une, et maintenant cet enregistrement échappe un peu et même beaucoup à sa finalité initiale, alors d’autres images (mouvantes) pour accompagner une autre musique, pourquoi pas ?

Donc, 6 extraits d’IS…

 

 

est

pochette-p1

Suite à la performance commandée par la Médiathèque du Marsan autour du travail d’Anne Bournas dans le cadre d’une manifestation sur le thème du corps, en mars 2015, un enregistrement reprend l’intégralité de la performance.

En téléchargement ou en commande du CD :